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FAQ - Questions sur les acouphènes

Ma perte auditive est située dans les aigus et pourtant mon acouphène est plutôt dans les graves.

L’acouphène n’est pas toujours corrélé au déficit auditif sur certaines fréquences, même si des études récentes tendent à démontrer le contraire. Les causes de l’acouphène les plus courantes dans les fréquences graves sont les pathologies de l’oreille moyenne (otospongiose) et la maladie de Ménière.

Mon acouphène me rend anxieux et dépressif.

De nombreuses études tendent à montrer que les patients souffrant de maladies chroniques (les acouphènes en font partie) sont plus sujets à la dépression. Un acouphène chronique favorisera donc un état dépressif, et plus l’état dépressif est important, plus les acouphènes le seront. Il faut donc rompre ce cercle vicieux par le traitement à la fois de l’acouphène et de la dépression (psychothérapie, relaxation, sophrologie, hypnose, thérapies sonores).

Est-ce que je ne risque pas de moins bien entendre la parole avec un générateur de bruits colorés ?

Le son délivré par un générateur de bruits colorés est de faible intensité par rapport au seuil auditif. Ce bruit se situe aussi très en-dessous du seuil de la parole. Il ne peut en aucun cas gêner la compréhension de votre interlocuteur. Le générateur de bruits colorés a pour objectif de détourner l’attention du cerveau vers un signal connu non menaçant.

J’ai déjà un bruit dans l’oreille à cause des acouphènes et vous allez me mettre un bruit de plus ?

L’objectif n’est pas d’envoyer du bruit pour envoyer du bruit. Ce bruit coloré, pour être efficace, ne peut être ajusté qu’après réalisation d’une acouphénométrie haute définition.

L’acouphène est un signal aberrant dont le patient n’a pas la maîtrise, alors que le bruit coloré ajusté par l’audioprothésiste en fonction des résultats de l’acouphénométrie haute définition est un signal toléré dont le patient a la maîtrise. Il peut l’augmenter, le diminuer ou le retirer.

Vous me proposez un appareil auditif. Mon acouphène va être encore plus fort et les bruits forts que je ne peux déjà pas supporter vont devenir insupportables.

Il ne faut pas oublier que la surdité est à l’origine de l’acouphène. Il faut donc impérativement prendre en charge la perte auditive et le trouble auditif par le biais d’une correction.

Mais en effet, cette correction doit être adaptée. L’expérience de l’audioprothésiste permettra d’ajuster précisément les aides auditives de dernière technologie pour comprimer les signaux d’entrée et ne jamais atteindre le seuil d’inconfort du patient.

D’autre part, les réducteurs de bruit de ces appareils sont aujourd’hui très efficaces et permettent une amélioration du rapport signal sur bruit.

Le seul moment où je me sens bien, c’est dans les ambiances bruyantes. Là, je n’entends plus mon acouphène.

En effet, dans les milieux bruyants, l’acouphène est noyé dans le paysage acoustique qui vous entoure. Le cerveau ne fait plus attention à l’acouphène.

Néanmoins, certains milieux bruyants comme les boites de nuit ou les concerts sont nocifs et traumatisants pour l’oreille interne. Cela peut aboutir à une dégradation de l’audition et une aggravation des acouphènes.

Il est important de protéger ses oreilles en portant des protections anti-bruit en cas d’exposition à ces bruits intenses (mais pas de protection en milieu « normal »). Rappelons que les traumatismes sonores aigus et chroniques sont la principale cause des acouphènes.

Les acouphènes vont-ils me rendre sourd ?

L’acouphène ne rend pas sourd. C’est la surdité qui génère l’acouphène. D’où l’importance de prendre en charge la perte auditive pour stimuler les voies centrales et éviter cette privation sensorielle. D’autre part, l’enrichissement du paysage acoustique qui entoure le patient acouphénique va détourner l’attention du cerveau de l’acouphène vers des sons naturels.

Le générateur de bruit ne risque-t-il pas d’abîmer mon audition ?

Le bruit généré par l’appareil auditif contre les acouphènes est élaboré spécifiquement par l’audioprothésiste via son logiciel de programmation. Il est spécialement adapté à l’audition du patient de telle sorte qu’il soit au niveau minimum perçu par le patient. Ce bruit est donc totalement contrôlé et inoffensif pour l’audition.

Doit-on forcément mettre un bruit supplémentaire dans mon appareil auditif contre les acouphènes ?

Cela dépend de l’origine et du type d’acouphène. Mais aussi du profil auditif du patient. S’il y a une perte auditive, la correction (ajustée d’après une acouphénométrie haute définition) à elle seule aura un aspect inhibant de l’acouphène.

Quel type de bruit est le plus efficace contre les acouphènes ?

Les études montrent que le bruit le plus efficace pour détourner l’attention du cerveau de l’acouphène (sifflement, bourdonnement ou autre bruit dans l’oreille) doit être large bande, neutre ou continu. On parle de bruit coloré (voir ci-dessous). Les plus utilisés sont les bruits blancs et rose. Ces bruits ne peuvent avoir une efficacité sur les acouphènes que s’ils sont ajustés au seuil auditif du patient, après une audiométrie hautes fréquences (au 1/48e d’octave et au Hertz près).

Cependant, ces études ont été réalisées sur des patients n’ayant pas eu d’acouphénométrie HD. Pourtant, lorsque l’acouphénométrie est précise, c’est-à-dire au 1/48e d’octave contre ½ octave pour une acouphénométrie classique. Il s’avère que pour certains patients, un bruit centré sur la bande de fréquence correspondant à celle de l’acouphène peut être plus efficace. Inversement, certains patients ont un bénéfice uniquement lorsque le bruit est situé sur les « berges » de l’acouphène, on parle alors de bruit encoché. D’où l’importance de réaliser une acouphénométrie HD par un audioprothésiste expérimenté et de tester plusieurs types de bruits au patient qui évaluera lui-même l’efficacité de l’un ou de l’autre.

Est-ce que les autres personnes entendent le bruit de mon appareil auditif ?

Non - Les autres personnes ne peuvent pas l’entendre. Néanmoins, si le bruit est adapté sur une perte moyenne, sévère ou profonde, alors, pour être efficace, la puissance de celui-ci pourrait le rendre audible pour l’entourage.

Mais la correction auditive sur ce genre de pertes importantes permet déjà de détourner l’attention de l’acouphène. Si ce n’est pas le cas, l’acouphénométrie HD permettra de définir avec précision la fréquence de l’acouphène et d’ajuster le gain de l’appareil auditif pour inhiber l’acouphène par une correction de type IPAL (Inhibition par Amplification Latérale).

Qu’est-ce qu’un bruit coloré ?

Bien que le bruit soit un signal aléatoire, il possède des propriétés statiques caractéristiques. La densité spectrale de puissance en est une, et peut être utilisée pour distinguer les différents types de bruits. Cette classification par la densité spectrale donne une terminologie de «couleurs ». Chaque type est défini par une couleur. L’idée d’associer chaque type de son à une couleur provient d’une grossière analogie entre les ondes sonores et lumineuses.

Un bruit coloré est une modification du spectre d’un bruit blanc en faisant varier les bandes de fréquence (on les rend plus « rouge » en augmentant les graves, et plus « violet » en augmentant les aigües).

  • Un bruit blanc est un bruit qui a le même niveau sonore par bandes de fréquence de largeurs égales.
  • Un bruit rose est un bruit qui a le même niveau sonore par bandes d’octaves
  • Le bruit brownien ou bruit rouge est un son ayant une puissance sonore qui décroît de 6 dB par octave lorsque la fréquence augmente.
  • Le bruit bleu est un bruit dont la puissance sonore augmente de 3 dB par octave lorsque la fréquence augmente (densité proportionnelle à f) et ce jusqu’à la fréquence infinie.
  • Le bruit gris est un bruit rose soumis à une courbe psychoacoustique d’intensité constante de telle sorte qu’un auditeur ait l’impression que l’intensité est égale pour toutes les fréquences.
  • Le bruit violet est un bruit dont la puissance sonore augmente de 6 dB par octave lorsque la fréquence augmente.

Qu’est-ce qu’un acouphène ?

L’acouphène est une perception sonore en l’absence de tout stimulus acoustique extérieur. Son origine se situe à l’intérieur même de l’organisme.

Est-ce à cause de mon acouphène que je comprends moins bien ?

L’acouphène et la perte de compréhension sont deux choses distinctes. Plusieurs études montrent que l’acouphène se trouve au niveau de la perte auditive, même s’il s’agit d’une micro perte (Lefeuvre et Al 2019). C’est pour cela que, souvent, l’apparition de l’acouphène est antérieure à la perte de compréhension. Quand la perte auditive augmente, l’environnement sonore s'amoindrit et l’acouphène émerge en sonie, à cela s’ajoute la perte de compréhension qui est dû à la perte auditive et non à l’acouphène.

Mon acouphène va-t-il disparaître ?

L’appareillage auditif va permettre une rééducation de l’oreille et des voies neurosensorielles auditives pour diminuer considérablement la sensation d’intensité de l’acouphène et par conséquent la gêne qu’il peut provoquer.

Je travaille dans un milieu bruyant. Comment dois-je me protéger ?

La protection contre le bruit est indispensable, surtout pour les personnes souffrant d’acouphènes et ou d’hyperacousie. La protection la plus efficace reste la confection de bouchons anti-bruit moulés sur mesure sur conduit auditif externe. Il en existe plusieurs types qui doivent être confectionnés par un audioprothésiste pour un meilleur confort et une meilleure efficacité. Ces filtres fréquentiels ne sont malheureusement pas remboursés par la sécurité sociale et leur prix varie entre 100 à 200 euros.

J’ai un acouphène depuis une explosion sur mon lieu de travail. Comment puis-je faire pour me faire indemniser ?

Un acouphène consécutif à un traumatisme sonore sur votre lieu de travail entre dans le cadre d’un accident du travail. En plus d’un bilan ORL complet, l’évaluation du préjudice se fera par un expert qui pourra seul reconnaître et évaluer votre handicap et envisager une indemnisation.

Je n'arrive pas à m'endormir à cause de mes acouphènes, puis-je prendre des somnifères pour dormir ?

Oui si besoin - Les acouphènes peuvent être gênants lors de l’endormissement ou en cas de réveil dans la nuit. En attendant une solution (prise en charge médicamenteuse et/ou appareillage auditif), les somnifères peuvent être une solution temporaire pour améliorer le sommeil et diminuer l’émotionnel. Mais ce n’est pas un traitement de l’acouphène. Cela ne permet que de calmer les acouphènes.

Mon acouphène m’empêche de m’endormir / mon acouphène me réveille la nuit / Mon acouphène m’empêche de me rendormir. Que faire ?

Il ne faut pas oublier que l’on peut dormir dans le bruit (climatiseurs). Dans les cas sus-cités, il ne faut pas hésiter à chercher une autre explication : insomnie, anxiété, dépression, apnée du sommeil. Il faut donc enrichir l’environnement sonore. Si cela s’avère insuffisant, essayer de se relever en attendant l’apparition d’une nouvelle sensation de sommeil. Il faut donc faire pratiquer une polygraphie respiratoire nocturne au moindre doute, rechercher un syndrome des jambes sans repos (le traitement est identique à celui des acouphènes), et consulter un neuro-psychiatre à la recherche de signes précurseurs d’une dépression.

Mon fils se plaint d’un bruit dans l’oreille. Les acouphènes existent-ils chez les enfants ? Qui consulter et quelle prise en charge ?

Oui, les acouphènes existent chez l'enfant. Les acouphènes existent chez l’enfant et ils sont même plus fréquents que chez l’adulte. Un bilan complet chez le spécialiste ORL est indispensable. Rôle important du suivi psychologique de l’enfant dans le cadre de la prise en charge de son acouphène. Les causes sont identiques à celles de l’adulte mais l’enfant est souvent très peu gêné.

Est-ce-que j’aurai mon acouphène toute ma vie ?

Non, les acouphènes se traitent. L’acouphène a une intensité d’emblée maximum. Ces bruits, sifflements, bourdonnements dans l’oreille ou autres, perçus dans les oreilles ou dans la tête, avec ou sans hyperacousie, sont améliorés ou guéris dans au minimum 75 % des cas et doivent être pris en charge aussi vite que possible. L'acouphène est une maladie comme une autre et non pas un calvaire comme certains essaient de le faire croire. Il faut bien sûr s’orienter vers des praticiens formés, motivés et à l’écoute au sein d’une équipe pluridisciplinaire.

Est-ce que mon acouphène risque de s’aggraver avec le temps ?

Non, les acouphènes ne s'aggravent pas avec le temps. L’acouphène est d’emblée à son intensité maximale. Il ne s’aggravera qu’en cas de nouvelle circonstance aggravante (nouveau traumatisme sonore, poussée grave d’HTA, apparition d’une pathologie nouvelle de l’oreille moyenne ou de l’oreille interne).

Mon acouphène va-t-il durer indéfiniment ?

L’acouphène peut souvent disparaître, mais si ça n’est pas le cas, son impact va diminuer spontanément, ou grâce à notre prise en charge. Il est important de prendre conscience que l’acouphène n’a pas besoin de disparaître pour ne plus être gênant. Une réduction significative des sifflements, bourdonnements ou tout autre bruit dans l’oreille peut améliorer nettement le confort de vie.

Mon acouphène peut-il augmenter d’intensité ?

Non, l'acouphène ne peut pas augmenter d'intensité.

Il est exceptionnel que l’acouphène augmente d’intensité avec le temps car il est d’emblée à une intensité maximum. Par contre, l'état émotionnel de chacun explique les fluctuations de son ressenti.

L’acouphène étant directement relié à l’émotionnel, il est possible de le ressentir plus au cours d’un stress ou d’une dépression.

Pourquoi mon acouphène varie-t-il en intensité ?

L’émotionnel est, comme dans toute maladie, le curseur du ressenti. Les symptômes des acouphènes ne seront jamais constants et varieront toujours en intensité sans que cela signifie qu’il y ait une aggravation. L’intensité de la gêne d’un acouphène est d’emblée au maximum et ne s’aggrave pas avec le temps.

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