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FAQ

FAQ - Traitement des acouphènes

Un acouphène est-il une urgence médicale ?

Oui - Un acouphène doit être pris en charge idéalement au cours du premier mois. Plus le traitement est précoce, meilleures sont les chances de guérison.

Est-ce-que mon acouphène peut être guéri ou amélioré par l’ostéopathie ?

Un peu temporairement - Comme dans toute maladie l’émotionnel de chacun gère l’intensité de la gêne. Si je suis fatigué, stressé, anxieux ou dépressif je supporterai moins bien mon acouphène. L’émotionnel est le rhéostat de l’intensité du ressenti.

L’ostéopathie, comme toutes les techniques de relaxation peut soulager temporairement l’intensité de l’acouphène. Mais ce n’est pas un traitement de l’acouphène mais uniquement de l’émotionnel.

Mon acouphène peut-il être amélioré par des séances d’acupuncture ?

Un peu temporairement - Les séances d’acupuncture ou d’auriculothérapie sont susceptibles d’améliorer la tolérance de l’acouphène et ces séances font partie de la prise en charge multidisciplinaire de notre protocole. Il est inutile de poursuivre ce type de prise en charge en l’absence d’amélioration après une série de cinq séances.

Pourquoi mon ORL me demande une IRM ?

Parce que il faut éliminer une malformation bénigne du nerf auditif, appelé neurinome, en cas d’asymétrie de l’audiogramme.

Quel spécialiste dois-je consulter pour une prise en charge de mes acouphènes ?

L’Oto-Rhino-Laryngologiste ou ORL est au centre de la prise en charge. Il va faire le diagnostic, mettre en route un traitement souvent médical, parfois chirurgical et audioprothétique souvent en orientant le patient vers un audioprothésiste. Il décidera si une prise en charge de l’émotionnel est nécessaire et orientera le patient vers un spécialiste adapté.

Quel spécialiste dois-je consulter pour une prise en charge de mes acouphènes ?

Le spécialiste ORL est le médecin le mieux placé pour prendre en charge votre acouphène. Il vous examinera, vous interrogera, vous fera faire les examens complémentaires indispensables à la recherche d’une cause et vous orientera si nécessaire vers d’autres spécialistes ; neurologues, psychiatres, sophrologues, psychologues, orthophonistes …capables de prendre en charge votre niveau émotionnel.

L’ORL reste  au centre de ce protocole multidisciplinaire et il décidera de la nécessité d’une prise en charge audioprothétique.

Y-a-t- il des services hospitaliers spécialisés dans la prise en charge de mes acouphènes ?

Oui, il existe des services et des médecins spécialisés dans la prise en charge des acouphènes.

Il en existe plusieurs tant en médecine libérale que dans certains services hospitaliers. Leur liste est disponible sur Internet.

J’ai consulté un ORL pour des acouphènes. Il m’a retiré des bouchons de cérumen et mes acouphènes ont disparu. Que dois-je faire pour éviter que cela ne se reproduise ?

Surtout ne jamais nettoyer ses oreilles. Le cérumen est sécrété uniquement à l’entrée du conduit auditif externe et non pas à l’intérieur ! C’est une sécrétion naturelle, propre, antiseptique comme du miel d’abeille dont la couleur n’est pas très glamour. D’où la peur d’être sale, transmise et  véhiculée par les parents et les amis. Les produits vendus dans les officines, coton-tige et gouttes locales … ne servent à rien. L’oreille se nettoie naturellement d’elle-même. On peut l’aider matin et soir avec le petit doigt, qui enlèvera la cire en excès. Tout autre méthode ne fera que repousser cette sécrétion naturelle, vers le fond du conduit auditif et provoquera ou accélèrera la survenue de bouchons de cérumen. Il existe bien sûr certaines exceptions chez des patients avec une sécrétion abondante et une peau pathologique. Seul un ORL est habilité à enlever un bouchon de cérumen.

J’ai des acouphènes depuis de nombreuses années mais qui ne me gênent pas. Dois-je me faire traiter ?

Non - Un acouphène a une intensité d’emblée au maximum et ne peut pas s’aggraver. Vous n’avez pas besoin de vous faire traiter mais un bilan complet chez un ORL est conseillé pour éliminer une pathologie à traiter.

Un acouphène peut-il bénéficier d’une intervention chirurgicale ?

Non et oui - Certaines surdités d’oreille moyenne ; otospongiose, chole stéatome peuvent bénéficier d’une intervention chirurgicale.

Comment peut-on mesurer la fréquence et l’intensité de mon acouphène ?

L’acouphénométrie haute définition, examen très long, réalisé par l’audioprothésiste, permet de mesurer l’intensité et la fréquence de l’acouphène.  Cette acouphénométrie est indispensable pour le réglage des prothèses auditives prescrites aux patients acouphéniques.

Quelles sont les moyens dont on dispose pour évaluer le résultat de mon traitement ?

L’évaluation des résultats du protocole de traitement proposé pour les acouphènes est un des éléments les plus importants de cette prise en charge. Il en existe trois : l’avis du patient qui dira si l’acouphène est inchangé, aggravé ou amélioré, l’échelle visuelle analogique (entre 1 et 10) du sifflement ou bourdonnement d’oreille par exemple, et le questionnaire THI qui mesure avec 25 questions le retentissement de l‘acouphène sur la vie quotidienne (de 0 à 100). Ces questionnaires sont reconnus dans les études internationales et sont des éléments fiables et rassurants pour le patient.

On m’a dit qu’on ne pouvait rien faire pour traiter les acouphènes ?

Faux, il existe des traitements contre les acouphènes.

Les acouphènes touchent 25 % de la population mais seulement 10 % d’entre eux ont besoin d’une prise en charge.

Identique à  celui de la douleur, l’acouphène est toujours  la conséquence, soit d’une surdité, soit d’une atteinte auditive légère ou d’une souffrance auditive. Il entraine une hypersynchronisation, c’est à dire une hyper activation au niveau des aires auditives. Celles-ci sont reliées aux centres profonds cérébraux des émotions, de la mémoire et de l’attention. Ceci explique l’extrême variabilité de tolérance des acouphènes pour chaque patient. Ils ne viennent donc jamais des vertèbres cervicales, des dents, de la mâchoire ou de la circulation sanguine. C’est une vraie maladie cérébrale qui est la conséquence d’un déficit auditif. L’émotionnel joue un rôle fondamental dans le ressenti de chaque patient. Le traitement, au sein de notre équipe pluridisciplinaire Coopacou, repose sur une quadrithérapie :

  • Explication du mécanisme identique à celui de la douleur
  • Prise en charge par un audioprothésiste
  • Traitement médical antalgique à base d’antiépileptiques à très faible dose et sur une durée limitée
  • Prise en charge si nécessaire de la composante émotionnelle

Nos résultats sont bons ou très bons dans 75 % des cas. Les échecs sont souvent associés à un état émotionnel très fragile.

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